Changement climatique

La région méditerranéenne : point chaud du changement climatique

La région méditerranée a été référencée comme l’une des régions les plus réactives au changement climatique et a été définie comme un « point chaud » principal par Giorgi (2006), sur la base des résultats des scénarios de projection du changement climatique mondial. Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC, 2013) identifie la Méditerranée comme l’une des régions les plus vulnérables au monde vis-à-vis des impacts du réchauffement climatique. Le contexte du réchauffement climatique renforce la nécessité d’évaluer les conséquences possibles du changement climatique sur cette région sensible qui est susceptible de devenir plus chaude et plus sèche (GIEC 2007, 2013).

Au cours du XXe siècle, on a constaté que la température de l’air dans le bassin méditerranéen avait augmenté de 1,5 à 4 °C selon la sous-région. Sur la même période et avec une nette accélération depuis 1970, les températures au sud-ouest de l’Europe (péninsule ibérique, sud de la France) ont augmenté de près de 2 °C. Le même effet de réchauffement peut également être observé en Afrique du nord, bien qu’il soit plus difficile à quantifier en raison de la nature plus inégale du système d’observation. Un facteur clé du climat en région méditerranée est la présence de la mer Méditerranée elle-même qui représente une source importante d’énergie et d’humidité pour l’atmosphère. Les anomalies de température de surface de la mer (TSM) sont responsables, du moins en partie, des anomalies de température de l’air et des précipitations dans les zones terrestres des régions avoisinantes (PNUE/PAM, 2016).

Les coûts associés à la mauvaise gestion des ressources en eau peuvent être conséquents. Un captage excessif réduit le débit des rivières et le niveau des eaux souterraines et entraîne l’assèchement des zones humides. Toutes ces tendances ont un impact négatif sur les écosystèmes d’eau douce (AEE, 2015). Il est estimé que le changement climatique va causer une augmentation des pénuries d’eau dans la région méditerranée (AEE, 2012).

Élévation du niveau de la mer (ENM)

Sur la base des modèles existants disponibles pour évaluation, les valeurs clés des projections de l’élévation du niveau de la mer d’ici 2100 vont de 30 à 40 cm et environ 60 % de cette augmentation serait due à la dilatation thermique de l’eau de mer. Le changement climatique peut être également évalué en étudiant l’évolution et l’impact de l’élévation du niveau de la mer (ENM) avec des tendances allant des augmentations de plus de 6 mm/an aux baisses de niveau de 4 mm/an dans différentes régions du bassin méditerranéen, selon l’indicateur climatique de l’AEE (AEE-PNUE/PAM, 2014). Ces variations entraînent des impacts majeurs, particulièrement dans les régions du sud (GIEC, 2013). Ces évolutions se manifesteront par des pics et des creux en fonction des fluctuations et seront très localisées.

Il est important de noter que la contribution stérique est seulement l’une des composantes pouvant faire varier le niveau de la mer Méditerranée. Il existe d’autres composantes permettant d’identifier les tendances du niveau de la mer dans le bassin, comme la fonte des inlandsis continentaux (inlandsis du Groenland et inlandsis de l’Antarctique) qui, à long terme (à l’échelle centennale), pourrait dominer. Il faut souligner que dans le cas de l’ENM en Méditerranée, l’incertitude scientifique est particulièrement élevée et la création de projections régionales pluridécennales pour des bassins de petite taille et isolés ou semi-isolés comme celui de la Méditerranée est un processus bien plus complexe que pour un océan à l’échelle mondiale (AEE-PNUE/PAM, 2014 et PNUE/PAM, 2016). Néanmoins, les effets de l’ENM sont considérables pour la plupart des côtes basses du bassin méditerranéen où les populations et les infrastructures sont généralement situées. Outre la dilatation des eaux de mer sous l’effet stérique, la subsidence côtière et l’élévation du niveau des océans provoquées par la fonte des glaciers continentaux (au Groenland et en Antarctique occidental) doivent être considérées comme des composants de l’ENM en Méditerranée.

Risques, vulnérabilités et impacts liés au changement climatique.

L’identification de tendances et d’évolutions dans le système climatique est une tâche délicate du fait des multiples facteurs à prendre en compte. Mais une tâche encore plus ardue est celle d’identifier les impacts possibles du changement climatique, particulièrement lorsque les incertitudes régionales et sous-régionales sont prises en compte. En effet, ces impacts sont le résultat de la comparaison des principales tendances des paramètres climatiques avec les conditions particulières de la région affectée, c’est-à-dire les caractéristiques naturelles et artificielles de la zone Méditerranée (PNUE/PAM, 2016).

Le changement climatique est probablement l’un des défis les plus pressants auxquels doit faire face la région méditerranéenne. Le bassin méditerranéen a été identifié comme l’une des deux régions les plus sensibles au changement climatique au niveau mondial. Le cinquième rapport d’évaluation du GIEC considère la région comme « très vulnérable aux changements climatiques », indiquant également qu’elle « subira de multiples contraintes et défaillances systémiques dues aux changements climatiques ». Les principaux risques liés aux impacts du changement climatique peuvent être réduits par l’atténuation, c.-à-d. en limitant le rythme et l’ampleur du changement climatique. Toutefois, même dans les scénarios d’atténuation les plus ambitieux, le risque d’impacts climatiques négatifs subsiste, en raison du changement climatique déjà installé. Ainsi, il est essentiel de mettre en place des politiques et mesures d’adaptation dans l’anticipation d’un large éventail de risques climatiques potentiels.

Ressources en eau douce. Les impacts les plus pressants résultant du changement climatique en région méditerranée sont probablement associés à la disponibilité de l’eau. Toute la région est déjà vulnérable à la rareté de l’eau et à la sécheresse, en particulier les pays du sud et de l’est, et même dans les pays du nord où une portion croissante de la production d’eau n’est pas durable et entraîne une surexploitation des eaux souterraines. Une situation très critique, liée au changement climatique dans la région et associée à la baisse des précipitations et à des pénuries d’eau structurelles, devrait toucher 60 millions de personnes d’ici 2025 (Lionello et al, 2006). Une autre caractéristique des ressources en eau en Méditerranée est leur répartition géographique non homogène : 71 % sont situées au nord, 9 % au sud et 20 % au Proche-Orient.

La plupart des pays situés sur les côtes sud et est de la Méditerranée sont déjà considérés comme des régions soumises à une pénurie chronique des ressources en eau et la situation devrait se dégrader à l’avenir sous les effets combinés d’une demande en eau à la hausse et des impacts projetés du changement climatique qui incluent une baisse des précipitations moyennes et des ruissellements totaux et un épuisement des ressources en eaux souterraines. Les aquifères côtiers seront menacés par la salinisation du fait de l’élévation du niveau de la mer ainsi que par la surexploitation qui nuit à leur résilience à l’intrusion saline.

De plus, malgré une baisse des précipitations moyennes, les modèles prévoient des étés méditerranéens caractérisés par une fréquence accrue des fortes précipitations quotidiennes. Cette tendance peut être la cause de périodes de sécheresse plus longues, interrompues par d’intenses épisodes pluvieux, augmentant ainsi les risques d’inondation. Le projet CCR PESETA II « Impacts climatiques en Europe » estime que même dans le cas du scénario 2°C, les dommages économiques directs liés aux crues de rivière en Europe du sud vont passer de 0,67 à 1,19 milliards d’euros par an dans les années 2080. Les besoins croissants en eau non agricole de nombreux pays dans la région ne peuvent généralement pas être satisfaits en exploitant plus les ressources en eau sauf si dans le cas de la construction de stations de dessalement onéreuses ou de la réaffectation de ressources en eau dédiées à l’origine au secteur agricole. Cette situation introduit des changements sociaux et politiques majeurs, au risque de renforcer les inégalités et les tensions qui existent dans la région.

Systèmes côtiers et zones basses. Considérées comme l’un des atouts les plus attractifs en Méditerranée, les zones côtières sont déjà soumises à d’importantes pressions liées à la pollution d’origine tellurique et marine, à l’urbanisation, à la pêche, à l’aquaculture, au tourisme, à la construction de digues et de barrages, à l’extraction de matériaux et aux invasions biologiques marines. Le changement climatique, et surtout l’élévation du niveau de la mer qui est le moteur majeur, devrait fortement accentuer ces pressions. Plus particulièrement, les systèmes côtiers seront touchés par plus d’inondations et de crues orageuses et subiront une érosion côtière accélérée, une contamination des eaux souterraines par de l’eau de mer, un déplacement des plaines et des zones humides, une remontée des eaux tidales dans les estuaires et les systèmes fluviaux ainsi qu’une perte possible des plages de ponte. Des intempéries et des évènements climatiques plus fréquents et intenses vont amplifier ces phénomènes alors qu’au long terme, les changements au niveau des régimes de vents et de vagues pourraient interférer avec le transport des sédiments et accentuer les phénomènes d’érosion ou d’accrétion.

Au fil du temps, l’érosion côtière entraînera la migration des plages méditerranéennes vers les terres, favorisant la création de côtes sédimentaires meubles qui sont plus vulnérables que les littoraux durs et rocheux. Du fait de leur topographie unique, les deltas sont particulièrement exposés aux impacts liés à l’érosion et aux inondations. La création de barrages en amont des fleuves ne permet plus la circulation naturelle des sédiments qui contribuent à la consolidation des deltas. À l’échelle locale, les impacts potentiels liés à l’élévation du niveau de la mer sont également déterminés par d’autres facteurs non climatiques comme la subsidence des littoraux, l’extraction des ressources souterraines et les mouvements tectoniques. Le projet CCR PESETA II « Impacts climatiques en Europe » estime que même dans le cas du scénario 2°C, le coût moyen annuel associé aux dommages générés par les submersions marines en Europe du sud va passer de 163 à 903 millions d’euros dans les années 2080.

Systèmes océaniques. La mer Méditerranée abrite l’une des biodiversités les plus riches et les plus importantes au monde, avec des espèces endémiques et autochtones abondantes. Elle comprend également des caractéristiques marines uniques qui rendent cette région particulièrement vulnérable au changement climatique. L’étendue globale de l’échange d’eau est limitée du fait des connexions étroites avec l’océan Atlantique, la mer Rouge et la mer Noire. Par ailleurs, la relative petitesse du bassin méditerranéen signifie que l’eau de mer peut plus facilement se réchauffer et s’évaporer, des phénomènes accentués par des étés chauds et secs et le faible débit des fleuves qui s’y jettent. L’augmentation de la température de la mer va modifier la distribution des espèces et favoriser la propagation des espèces vivant en eau chaude dans la Méditerranée, contribuant ainsi au déplacement d’écotypes, aux changements des fonctions des écosystèmes et au final à la perte de certaines espèces. L’AR5 du GIEC identifie la mer Méditerranée comme l’une des mers semi-fermées avec le plus haut taux d’extinction locale car les frontières terrestres ne permettent pas aux espèces de se déplacer latéralement pour fuir les mers qui deviennent trop chaudes. Les périodes où l’eau de mer atteint des températures extrêmes, lors de vagues de chaleur, contribueront également aux événements mortels qui affecte de nombreuses espèces d’invertébrés ainsi que les herbiers de posidonies.

Une autre menace liée au climat et visant les écosystèmes marins en Méditerranée est l’acidification de l’océan, un phénomène qui consiste à l’augmentation du taux d’acidité de l’eau de mer (pH plus faible) résultant d’une augmentation de la concentration du CO2 dans l’eau de mer, elle-même liée à l’augmentation de la concentration du CO2 dans l’atmosphère. Ce phénomène d’acidification se produit à un rythme géologique sans précédent, induisant ainsi un stress environnemental supplémentaire aux organismes marins. Selon le projet MedSEA, l’acidité des eaux au nord-ouest de la Méditerranée a augmenté de 10 % depuis 1995 et si le niveau d’émissions CO2 reste constant, cette acidité devrait augmenter encore de 30 % d’ici 2050 et de 150 % d’ici 2100. Plusieurs organismes planctoniques sont affectés par cette acidification, avec un impact potentiel sur les populations de poissons. De plus, l’acidification menace aussi des espèces méditerranéennes emblématiques et inestimables qui créent et soutiennent des écosystèmes (comme les herbiers, les récifs coralliens et les récifs de vermetidae), contribuent à la création d’habitats clés riches abritant des milliers d’espèces, protègent les côtes contre l’érosion et représentent une source de nourriture et de biens naturels pour la société.

Sécurité alimentaire et systèmes de production alimentaire. L’agriculture absorbe plus de 80 % et 60 % des besoins en eau des pays africains et pays européens en contact avec la mer Méditerranée, respectivement. La baisse générale de l’humidité des sols et de la disponibilité de l’eau de manière générale et l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des sécheresses résultant du changement climatique en Méditerranée vont contribuer à l’augmentation des stresses hydriques existants et auront un impact négatif sur les récoltes et l’agriculture en général. Les besoins croissants en irrigation vont être limités par la baisse des ruissellements, le ralentissement de la recharge des aquifères et la compétition liée aux autres secteurs, notamment les établissements humains et le secteur de l’énergie.

Les effets du changement climatique touchent aussi les secteurs agricole et alimentaire, avec des impacts majeurs sur l’insécurité alimentaire et la pauvreté :

  • En l’absence de changement climatique et avec les mêmes avancées économiques, la plupart des régions verront une baisse du nombre de personnes exposées au problème de la faim d’ici 2050. Avec le changement climatique, cependant, la population vivant dans la pauvreté pourrait doubler voire tripler comparé à un avenir sans changement climatique, une situation largement attribuée aux impacts négatifs sur les revenus dans le secteur agricole (FAO, 2016). Les secteurs agricole et alimentaire en général ont une importante responsabilité en matière d’atténuation des effets du changement climatique. Les changements agricoles, forestiers et d’utilisation des sols représentent environ 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (FAO, 2016).
  • Des réformes profondes des systèmes agricoles et alimentaires, de la pré-production à la consommation, sont nécessaires pour optimiser les co-bénéfices de l’adaptation au changement climatique et des efforts d’atténuation ; le secteur agricole est en capacité de limiter ses émissions de gaz à effet de serre mais pour garantir une sécurité alimentaire à l’avenir, il faut d’abord mettre en place des efforts d’adaptation (FAO, 2016).

Indice des risques côtiers (CRI-MED) pour la Méditerranée

La Carte régionale de l’évaluation des risques côtiers au forçage climatique et non-climatique présente les résultats en termes de catégories de risques pour les zones côtières étudiées. La carte indique les valeurs de risque pour chaque site (cellule) en appliquant l’équation de la méthode CRI-MED. Les sites comportant des valeurs de « risque extrêmement élevé » sont indiqués en rouge et, dans le contexte de l’étude, ils sont définis comme des « points chauds ».

CRI-MED est un indice de risque spatial qui prend en compte plusieurs variables (multiples couches de données) représentant différents facteurs de risque de façon à ce que les zones côtières exposées à un risque plus élevé soient mises en lumière suite à la prise en compte des variables. Il crée une interface entre les concepts théoriques en matière de risque et le processus de prise de décision en matière de réduction du risque de catastrophes. Basé sur une application SIG, l’indice CRI-MED fournit une carte des dangers, des expositions, des vulnérabilités et des risques relatifs à la région méditerranée qui permet aux chercheurs et aux décisionnaires d’identifier les zones côtières exposées à un risque d’érosion et d’inondation, appelés « points chauds ». Grâce à l’application du CRI-MED par 21 pays méditerranéens, il apparaît que les points chauds côtiers sont principalement situés au sud-est de la région méditerranée. Les pays ayant le pourcentage le plus important de risque extrêmement élevé sont la Syrie (30,5 %), le Liban (22,1 %), l’Égypte (20,7 %) et la Palestine (13,7 %). La méthode CRI-MED est utilisée comme un outil scientifique permettant d’obtenir facilement des résultats compréhensibles et d’aider les organisations internationales et les gouvernements afin d’améliorer et de démocratiser une prise de décisions basée sur les informations disponibles et utiles. L’identification des points chauds côtiers a pour objectif de faciliter la priorisation des politiques et des ressources à adapter ainsi que la Gestion intégrée des zones côtières (GIZC). Les cartes de risque ainsi créées permettent notamment d’identifier les zones adaptées, ou moins adaptées, pour les établissements urbains, les infrastructures et les activités économiques.

Au-delà du gradient nord-sud en Méditerranée, les paysages particulièrement vulnérables comprennent les deltas et le littoral (vulnérables à l’élévation du niveau de la mer), ainsi que les villes à forte expansion ne disposant pas des infrastructures et institutions adaptées. Dans les régions méditerranéennes, environ 50 % de la population urbaine vit à moins de 10 m au-dessus du niveau de la mer. Les destinations touristiques (concentrées le long de la côte) sont vulnérables non seulement à l’élévation du niveau de la mer, mais également aux températures plus élevées en été, susceptibles de repousser les touristes vers des destinations plus fraîches et plus au nord.

Figure 1.6
Indice des risques côtiers (Satta et al., 2017)

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