Méthodes d’évaluation (IC16)

La surveillance de l’indicateur commun 16 s’intéresse à la mesure de la longueur du littoral artificiel et de la part qu’il représente par rapport à la longueur totale du littoral du pays, à une échelle géographique adaptée. Un exemple de littoral artificiel comparé à un littoral naturel est présenté à la Figure 2 qui montre une photo de brise-lames.

Figure 2
Figure 2. Image de structure de protection côtière (bleu), zone artificialisée (rouge) et côte naturelle (vert) (image fournie par G.Giorgi)

La surveillance de cet indicateur commun nécessite l’inventaire des éléments suivants :

(i) la longueur et la situation géographique de la côte artificielle (ouvrages de protection des côtes, ports, ports de plaisance). Les techniques douces, comme la reconstitution des plages, ne sont pas incluses.
(ii) les gains de terres sur la mer, c’est-à-dire la superficie de la zone gagnée sur la mer depuis les années 1980 (ha) ; et
(iii) la superficie de la zone imperméable dans la frange littorale (100 m du linéaire côtier).

Concernant le littoral, les éléments suivants sont également à prendre en compte : le littoral fixe de référence officiel tel que défini par la Partie contractante responsable doit être disponible tout au long de la surveillance (la surveillance initiale et toutes les surveillances suivantes doivent utiliser le même littoral officiel). La résolution optimale devrait être de 5 m ou une échelle spatiale de 1/2000. La surveillance devant avoir lieu tous les six ans, chaque Partie contractante doit fixer une année de référence dans l’intervalle de temps 2000-2012, afin de supprimer le biais dû à des infrastructures artificielles anciennes ou usagées et aux processus côtiers tels que l’érosion côtière:

La longueur du littoral artificiel doit être calculée sur la base de la somme des tronçons du littoral de référence identifiés comme l’intersection de polylignes représentant les structures artificielles avec le littoral de référence mais en ne prenant pas en compte les polylignes représentant les structures artificielles sans intersection avec le littoral de référence. La distance minimum entre les structures de protection des côtes doit être de 10 m afin de classer ces tronçons comme étant naturels, c’est-à-dire si la distance entre deux structures de protection des côtes adjacentes est inférieure à 10 m, la totalité du tronçon comprenant les deux structures de protection des côtes sera considérée comme artificielle.